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Comment minimiser son risque de cancer colorectal en 2020?

Les histoires de cancer sont très émouvantes; elles commencent avec un peu de choc et d’incrédulité, puis la phase du combat pour la survie et, dans certains cas, l’histoire a une fin heureuse marquée par la rémission du patient. Cependant, dans la plupart des cas, l’histoire se termine plutôt mal. Ces dernières histoires sont meublées de remémoration de la vie avant la maladie et vivre au mieux pendant qu’on meurt du cancer. L’incidence du cancer suit une croissance constante à travers le monde, avec environ 17 millions de nouveaux cas de cancer en 2018 et environ 27,5 millions de nouveaux cas de cancer estimés pour chaque année d’ici 2040. La recherche sur le cancer essaie de suivre le rythme dicté par la croissance du taux d’incidence et, bien que les taux de survie augmentent, le cancer demeure la deuxième cause de décès dans le monde. Le cancer colorectal est un cancer qui commence par une excroissance (ou polype) sur la paroi interne du côlon ou du rectum. Il constitue le troisième type de cancer le plus courant et la deuxième cause de décès dus au cancer de par le monde. Au Canada, le cancer colorectal représente 12 % des nouveaux cas de cancer, ainsi que des décès liés au cancer. Les taux d’incidence du cancer colorectal les plus élevés sont obtenus en Amérique du Nord, dans le nord-ouest de l’Europe et en Australie. Les pays moins industrialisés, notamment ceux d’Asie, d’Afrique et d’Amérique du Sud, ont les taux les plus bas. Depuis 1990, la découverte et l’application de meilleurs traitements et options chirurgicales ont considérablement amélioré les taux de survie. Les excroissances/polypes sont à évolution lente et le cancer colorectal peut ne montrer aucun signe ou symptôme à ses débuts, d’autant plus que de nombreuses autres affections peuvent provoquer des symptômes similaires aux siens, notamment la diarrhée, la constipation, du sang dans les selles et les saignements du rectum, mais aussi les nausées, vomissements, fatigue et faiblesse, pour ne citer que ceux-là. Comprendre les facteurs de risque qui nous prédisposent au cancer colorectal peut aider à réduire la probabilité/le risque de développer ce type de cancer et bien d’autres. De manière générale, les facteurs liés au mode de vie semblent plus importants que les facteurs génétiques dans l’estimation du risque de développement des cancers colorectaux. Certains de ces facteurs de risque comprennent l’âge, les antécédents familiaux/personnels de cancer colorectal, les maladies génétiques rares, l’inactivité physique, le diabète de type II, une alimentation riche en viande rouge, les polypes dans le côlon et le rectum, le tabagisme et l’adoption de certains modes de vie.

Les cancers colorectaux ne se développent pas toujours chez les personnes exposées aux facteurs de risque et chaque jour amène avec lui un nouveau facteur de risque, il est donc essentiel de faire des choix éclairés qui contribueront à réduire votre risque de développement du cancer colorectal.
La prévention/réduction du risque de développement du cancer colorectal passe par six principales étapes qui sont :

  1. Le dépistage : il est particulièrement important à mesure que nous prenons de l’âge, car la plupart de personnes diagnostiquées avec un cancer colorectal a plus de 50 ans. Bien que bon nombre de personnes aient peur de la coloscopie, la peur de mourir de cancer colorectal devrait prévaloir.
  2. La prise d’aspirine : l’aspirine est un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) qui peut être utile pour réduire le risque de développement du cancer, d’autant plus que l’inflammation chronique est un facteur de risque majeur de nombreux cancers et que la maladie inflammatoire de l’intestin (MII) fait partie des facteurs de risque du cancer colorectal. La U.S. Preventive Services Task Force aux États-Unis a découvert que la prise d’aspirine à faible dose pouvait aider à prévenir les maladies cardiovasculaires et le cancer colorectal chez certains adultes, dépendamment de l’âge et des facteurs de risque. Une utilisation généralisée est cependant déconseillée, étant donné que la consommation de l’aspirine est associée à une augmentation du risque de saignement gastro-intestinal et de développement d’ulcères.
  3. Pensez à augmenter votre apport en vitamine D : nombre d’études ont établi un lien entre les faibles taux de vitamine D (moins de 20 ng/ml) et un risque accru de développement du cancer colorectal. Certains professionnels de la santé recommandent de prendre au moins 2000 UI de vitamine D par jour pour réduire le risque.
  4. L’alimentation et la supplémentation : la cuisson de la viande (bœuf, porc et volaille) ou du poisson à température élevée (cuit à point, frit, grillé ou passé au four à barbecue) génère des produits chimiques appelés amines hétérocycliques (HCA). Certains HCA sont associés à une augmentation du risque de développement du cancer colorectal. Cela a été confirmé par certaines études ayant démontré que les régimes végétariens sont associés à un plus faible risque de développement du cancer colorectal; contribuant ainsi à incriminer davantage la viande rouge et les sous-produits animaux. Des études portant sur le risque de cancer colorectal spécifique à la région ont montré que le régime méditerranéen contribue à la réduction du risque de cancer colorectal, ainsi que de bien d’autres cancers. Ce régime est principalement basé sur la consommation de légumes, légumineuses, fruits et noix, céréales, poisson et huile d’olive, associée à une consommation modeste de vin, une consommation faible à modérée de produits laitiers et une faible consommation de viandes. Les spécialistes médicaux recommandent généralement un régime pauvre en graisses animales et riche en fruits, légumes et grains entiers pour réduire le risque d’autres maladies chroniques telles que la maladie coronarienne et le diabète. Ce régime peut également réduire le risque de cancer colorectal. Les régimes végétariens et à base de végétaux ont été associés à une réduction du risque global de cancer colorectal. Plusieurs autres composés ont fait l’objet d’études évaluant leurs effets sur la réduction du risque de cancer colorectal. Il s’agit notamment des glucides/fibres comme l’inuline, des acides gras oméga-3 insaturés, des vitamines comme la vitamine D, des minéraux comme le calcium et le sélénium, des composés phytochimiques comme le resvératrol, la curcumine et les polyphénols de thé vert qui interfèrent avec les voies inflammatoires ou possèdent une activité antioxydante qui pourrait contribuer à la prévention de l’initiation et de la progression du cancer colorectal.
  5. L’exercice physique : plus de 50 études publiées ont pu établir un lien entre l’exercice et le risque de cancer colorectal. Ce risque est associé à l’augmentation de la production d’insuline chez les personnes obèses qui augmente la croissance cellulaire. De plus, l’obésité augmente le risque de diabète de type II qui, à son tour, augmente le risque de cancer colorectal. Par conséquent, l’exercice peut réduire à la fois le risque de diabète de type II et de cancer colorectal, ainsi que de nombreuses autres maladies chroniques.
  6. Connaître ses facteurs de risque : les facteurs de risque peuvent être une habitude, une substance ou un état qui augmentent les chances de développer une maladie. La plupart des cancers, y compris le cancer colorectal, sont le résultat d’une combinaison de facteurs de risque, bien que ces derniers soient difficiles à cerner dans certains cas. Nous avons énuméré ci-dessus quelques-uns des facteurs de risque associés au cancer colorectal que vous devriez examiner avec votre professionnel de la santé, en plus des examens physiques annuels et des choix de vie actuels.
  7. Bien que le taux d’incidence des cancers, en particulier du cancer colorectal, semblent diminuer avec l’introduction de nouvelles options thérapeutiques, les taux de mortalité demeurent constants à travers le monde. Il est essentiel de prendre notre santé en main en adoptant les mesures nécessaires pour réduire notre exposition et notre risque de cancer colorectal, ainsi que d’autres maladies chroniques.
    Quelle mesure de réduction de risque préférez-vous le plus? Connaissez – vous d’autres facteurs de risque en dehors de ceux cités dans cette publication?

Références :

https://www.cdc.gov/cancer/colorectal/basic_info/prevention.htm
https://www.health.harvard.edu/cancer/5-simple-steps-that-may-help-prevent-colorectal-cancer
https://www.cancer.ca/en/cancer-information/cancer-type/colorectal/risks/?region=on
https://www.who.int/news-room/fact-sheets/detail/cancer
McCulloch, M. et al. (2011). Colon cancer survival with herbal medicine and vitamins combined with standard therapy in a whole-systems approach: Ten-year follow-up data analyzed with marginal structural models and propensity score methods. Integrative Cancer Therapies, 10(3), 240–259.
https://doi.org/10.1177/1534735411406539
Orlich, M. J. et al. (2015). Vegetarian dietary patterns and the risk of colorectal cancers. JAMA Internal Medicine, 175(5), 767–776. https://doi.org/10.1001/jamainternmed.2015.59
Rosato, V. et al. (2016). Mediterranean diet and colorectal cancer risk: A pooled analysis of three Italian case-control studies. British Journal of Cancer, 115(7), 862–865.
https://doi.org/10.1038/bjc.2016.245
Terzić, J., Grivennikov, S., Karin, E., et Karin, M. (2010). Inflammation and Colon Cancer. Gastroenterology, 138(6), 2101–2114. https://doi.org/10.1053/j.gastro.2010.01.058

Dr. Pamela Ovadje, PhD

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