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Partie 1 : Le fructose et l’acide urique pourraient-ils être à l’origine du diabète ?

Le diabète est maintenant devenu un problème de santé international aux proportions épidémiques. Selon l’Association canadienne du diabète, 9 millions de Canadiens vivent actuellement avec le diabète ou le prédiabète. Ce nombre devrait continuer à croître à un rythme accéléré. Le centre de contrôle des maladies prédit que si le taux de croissance se poursuit, une personne sur trois née aujourd’hui aura un diabète de type 2. Ces statistiques ont déclenché la sonnette d’alarme à tous les niveaux du gouvernement et du système de santé et ils ont commencé à déverser des ressources et des fonds dans l’éducation, la recherche et les traitements sur le diabète. 

Heureusement, nous avons une bonne idée des facteurs qui déclenchent et provoquent la progression du diabète. La plupart des professionnels de la santé avisés, des chercheurs scientifiques et des personnes bien informées savent que des facteurs liés à l’alimentation et au mode de vie, tels qu’une activité physique régulière et une alimentation pauvre en aliments raffinés et transformés et riche en fibres, en protéines faibles en gras, en fruits et légumes, préviennent l’apparition du diabète de type 2. Pourtant, malgré ces connaissances, le nombre de personnes diagnostiquées avec le diabète continue d’augmenter. 

Les chercheurs ont tenté d’identifier les principaux facteurs responsables de la conduite du diabète. Il y a peu d’arguments qu’une alimentation riche en sucre raffiné joue un rôle central. Si l’on se penche sur l’histoire du diabète, il était inexistant avant l’avènement de la culture sucrière à grande échelle. Il a d’abord été observé dans la classe supérieure aisée car elle consommait plus de sucre (ce qui était cher à l’époque) (Johnson et al). 

Gross et al ont étudié les aliments ayant le plus grand impact sur la prise de poids, l’obésité et le développement du diabète chez les personnes au cours des 50 dernières années. Ils ont découvert que le sirop de maïs à haute teneur en fructose (HFCS) était l’aliment le plus étroitement lié. Le HFCS est un ingrédient très courant ajouté à de nombreux aliments transformés. Il est préféré comme édulcorant car il est plus sucré que le glucose et est produit à partir de maïs, qui est une culture majeure récoltée en Amérique du Nord. Malheureusement, il existe de plus en plus de preuves que le HFCS (en particulier le fructose) joue un rôle clé dans l’initiation, le développement et la progression du diabète. Le fructose a encore suscité mon intérêt puisque certains chercheurs établissent désormais un lien étroit entre un apport élevé en fructose et une augmentation des taux d’acide urique et la progression du diabète de type 2 (Johnson et al). Le reste de cet article examinera ce lien et mettra en évidence les interventions naturelles possibles pour faire face à ce mécanisme possible. 

Le fructose est un sucre que l’on trouve couramment à l’état naturel dans les fruits, mais il est le plus souvent ajouté comme édulcorant dans les aliments transformés sous forme de saccharose (50 % de glucose, 50 % de fructose) ou de HFCS (55 % de fructose, 45 % de glucose). Comparé au glucose, le fructose a des caractéristiques uniques dans son métabolisme qui contribuent à des conditions telles que la résistance à l’insuline, le diabète et le syndrome métabolique. Ce qui suit est une discussion des principales caractéristiques du fructose, qui expliquent ses effets nocifs (adapté de Johnson et al). 

1) L’enzyme limitant la vitesse du métabolisme du fructose est la fructokinase. Contrairement à l’hexokinase (utilisée par le glucose), la fructokinase est très mal régulée. Ainsi, une fois le fructose ingéré, il est rapidement métabolisé, ce qui consomme de grandes quantités d’ATP (la monnaie énergétique du corps), le dérobant aux fonctions vitales des cellules (en particulier dans le foie). 

2) L’épuisement de l’ATP conduit à des niveaux inférieurs dans l’endothélium vasculaire, ce qui peut entraîner une ischémie transitoire (manque d’oxygène) qui provoque une cascade de signaux inflammatoires, un stress oxydatif et un dysfonctionnement. Cela peut favoriser une diminution de la fonction et augmenter les dommages, ce qui conduit à des conditions telles que l’hypertension. 

3) Le fructose est hautement lipogénique, ce qui signifie qu’il stimule fortement la production de graisse. Un certain nombre d’études ont montré qu’il augmente la synthèse des triglycérides et le dépôt de graisse dans le foie. Cela a peut-être été avantageux pour nos ancêtres car ils pouvaient rapidement stocker de l’énergie sous forme de graisse, mais dans notre culture actuelle de l’excès de calories, cette fonction a un effet négatif. 

4) Contrairement au glucose, le fructose ne stimule pas la libération d’insuline. Cela peut sembler bénéfique pour les diabétiques, mais les effets à long terme sont préjudiciables en raison de nombreux autres effets évoqués dans cet article (hypertension, taux élevés de triglycérides, etc.). 

5) Une consommation élevée de fructose s’est avérée entraîner une prise de poids abdominale. Puisque le fructose ne stimule pas la sécrétion d’insuline, il n’y a pas d’inhibition de la ghréline ni de libération de leptine. La leptine est l’hormone qui indique au cerveau que nous sommes rassasiés. De faibles niveaux de leptine n’entraînent aucune suppression de l’appétit, ce qui pousse les gens à manger plus et contribue à l’obésité. 

6) Le saccharose (et le fructose) a été identifié comme une substance très additive. De nouvelles recherches ont montré qu’il peut être aussi addictif que les drogues récréatives courantes. 

7) L’un des aspects les plus intéressants du fructose est sa capacité à stimuler la production d’acide urique. Les niveaux d’acide urique augmentent rapidement après l’ingestion. Cela peut entraîner un certain nombre d’effets négatifs supplémentaires. L’acide urique peut inhiber la formation d’oxyde nitrique endothélial, qui est liée à l’hypertension. Certaines preuves indiquent également qu’il peut directement provoquer une résistance à l’insuline via le stress oxydatif et l’inflammation des cellules graisseuses. 

Il est clair qu’une alimentation riche en fructose peut prédisposer une personne à de multiples processus pathologiques. 

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