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PRÉ, PRO, ET POST-BIOTIQUE : STRATÉGIES POUR LA PRISE EN CHARGE DES MII

Notre intestin contient des milliards de bactéries vivantes, appartenant à plus de 1 000 espèces différentes. En fait on pense que les bactéries dans notre intestin sont 10 à 100 fois plus nombreuses que les cellules d’une personne adulte! Ces bactéries, ou microbiote, jouent un rôle crucial dans le maintien du fragile équilibre de l’homéostasie intestinale, y compris dans le métabolisme des éléments nutritifs et la production de vitamines essentielles (K et B12). Le microbiote intestinal peut également prévenir l’invasion de bactéries pathogènes en leur faisant concurrence pour l’adhérence à la muqueuse et à l’épithélium (le revêtement de la paroi intestinale), un emplacement de premier choix. La composition du microbiote évolue continuellement et varie le long du tractus gastrointestinal (à mesure que le pH de l’environnement change), et tout au long de la vie, puisque nous consommons des aliments différents lorsque nous sommes enfants et lorsque nous sommes adultes. Des changements anormaux du microbiote, ou dysbioses, ont été associés à un certain nombre d’affections inflammatoires, comme les maladies inflammatoires intestinales (MII). Les MII comprennent la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse, qui sont des affections permanentes affectant un Canadien sur 150, et l’incidence continue de s’accroître.  La dysbiose est provoquée par une diversité bactérienne réduite, une dysrégulation de la différenciation des cellules immunitaires, un changement dans la régulation des mécanismes de mort cellulaire de l’épithélium intestinal et le stress oxydatif, et ce ne sont là que quelques hypothèses des mécanismes pathogéniques à l’origine des MII. Au cours des 20 dernières années, le rôle de l’administration de bactéries dans le traitement des MII a fait l’objet de nombreuses études. Nous résumerons ci-dessous un certain nombre de stratégies thérapeutiques, dont le prébiotique, les probiotiques, les symbiotiques et les postbiotiques.

Prébiotiques

Les prébiotiques comprennent les glucides non digestibles comme le fructo-oligosaccharide, l’inuline et le lactulose qui ont été fermentés par les bactéries intestinales. Ces glucides favorisent le développement sélectif de bactéries commensales (amicales) dans l’intestin. De plus, des études ont révélé que les prébiotiques peuvent augmenter la production d’acides gras à chaîne courte (AGCC) comme l’acétate, le butyrate et le propionate. La combinaison d’un microbiote intestinal renforcé et de la production d’AGCC se traduit par une diminution du pH du côlon (le côlon devient plus acide), ce qui peut inhiber la capacité des bactéries pathogènes à survivre et à se fixer à la paroi intestinale. Les AGCC servent de carburant aux entérocytes, les cellules principales constituant la muqueuse intestinale, qui préservent l’intégrité de la muqueuse intestinale et réduisent la « perméabilité intestinale ». Le Clostridicum butyricum est une souche unique, que l’on retrouve uniquement dans une formulation japonaise appelée Bio-3.  À l’heure actuelle, la majorité des données probantes quant à l’efficacité des prébiotiques a été obtenue à l’aide de modèles animaux. Des études ont montré que l’administration de prébiotiques augmente sélectivement la croissance de Lactobacillus (bactérie commensale normale de l’intestin), et diminue les lésions du côlon chez les rats souffrant de colite.

Probiotiques

Parmi les stratégies abordées dans ce blogue, les probiotiques disposent des meilleures études. Les probiotiques comprennent une seule souche ou une combinaison de souche de bactéries vivantes, qui sont habituellement commensales dans l’intestin – notamment, le Lactobacillus et la Bifidobacterie. On peut attribuer les principaux avantages des probiotiques à leur capacité à concurrencer les bactéries pathogènes dans l’intestin ainsi qu’à améliorer le fonctionnement de la barrière intestinale. En ce qui concerne la maladie de Crohn, plusieurs études ont démontré les bienfaits du Lactobacillus chez les enfants. Même si aucune donnée ne suggère que les probiotiques puissent être utilisés dans la rémission de la maladie de Crohn, il existe un nombre croissant de preuves pour témoigner de leur impact significatif en période postopératoire. Il a été démontré que les probiotiques ont un effet considérable sur l’induction et le maintien de la rémission chez les patients atteints de colite ulcéreuse.

Les probiotiques ont également fait l’objet de nombreuses études portant sur la santé de la peau.

Symbiotiques

Les symbiotiques sont une combinaison de prébiotiques et de probiotiques. Des études ont révélé que cette combinaison améliore la survie des bactéries bénéfiques de l’intestin. Encore une fois, les probiotiques les plus utilisés sont les Lactobacillus et les Bifidobactéries vivants, ainsi que les prébiotiques fructo-oligosaccharide et inuline. Une revue systématique a indiqué que les symbiotiques peuvent contrôler les symptômes de façon efficace pendant la phase active de la maladie de Crohn. De plus, l’utilité des symbiotiques pendant la phase de rémission de la colite ulcéreuse a été démontrée. Bio-3 est une combinaison de trois souches uniques que l’on ne retrouve pas jusqu’ici dans les probiotiques occidentaux. Ensemble, ces trois souches se conjuguent pour agir non seulement comme probiotiques, mais aussi comme prébiotiques et symbiotiques où la combinaison fonctionne mieux que la souche individuelle.

Postbiotiques

Un certain nombre d’études ont établi qu’il n’est pas nécessaire que les bactéries commensales soient vivantes pour avoir des bienfaits sur la santé. Les postbiotiques sont des composantes de paroi cellulaires ou des sous-produits métaboliques solubles libérés par les bactéries vivantes suivant la lyse (mort cellulaire). Ces derniers comprennent des enzymes, des peptides, des produits dérivés des peptidoglycans, des polysaccharides et des protéines de surface cellulaire. Un certain nombre de facteurs font des postbiotiques une stratégie thérapeutique intéressante pour les MII. D’abord, contrairement aux probiotiques, les postbiotiques ne sont pas vivants. Cela signifie que la probabilité de transmettre des gènes de résistance aux antibiotiques à des bactéries pathogènes de l’intestin est minime. Ensuite, la préoccupation concernant la validité des bactéries qui prévaut lors de la production de probiotiques n’est pas un facteur pour les postbiotiques qui sont stables et ont une longue durée de conservation. Finalement, les postbiotiques sont actifs et stables dans une grande variété de pH, ce qui est important puisque le pH varie considérablement tout au long du tractus gastrointestinal. Bien que d’autres recherches soient nécessaires pour mieux comprendre l’utilité potentielle des postbiotiques dans la prise en charge des MII, les études précliniques semblent très prometteuses.

Conclusion

Il existe plusieurs nouvelles stratégies thérapeutiques prometteuses pour la prise en charge des MII. Nous espérons que cela a été une bonne introduction à certains des termes que vous pouvez voir dans la documentation. Toutes ces stratégies peuvent avoir d’autres usages cliniques dans la prise en charge d’une variété d’affections, comme la santé de la peau et la santé vaginale, que nous explorerons dans les prochains blogues. Restez à l’affût!

Références :

Aggeletopoulou I, C Konstantakis, F Assimakopoulos, C Triantos. « The role of the gut microbiota in the treatment of inflammatory bowel diseases. » Microbial Pathogenesis: 2019; vol. 137, p. 103774

Aguilar-Toala JE, R Garcia-Varela, HS Garcia, V Mata-Haro, AF Gonzalez-Cordova, B Vallejo-Cordoba, A Hernandez-Mendoza. « Postbiotics: An evolving term within the functional foods field. » Trends in Food Science and Technology. 2018; vol. 75, p. 105-114

Saez-Lara MJ, C Gomez-Llorente, J Plaza-Diaz, A Gil. « The role of probiotic lactic acid bacteria and bifidobacteria in the prevention and treatment of inflammatory bowel disease and other related diseases: a systematic review of randomized human clinical trials », BioMed Res. Int. 505878; 2015; 22 :https://doi. org/10.1155/2015/505878.

Dr. Traj Nibber, PhD

About The Author

Dr. Traj Nibber is the Director of AOR, he has a degree in Pharmacy, a Masters in Toxicology and a PhD in Pathology. Dr. Nibber founded AOR to clear the misdirection prevalent in the nutraceutical world, and provide people with highly effective, research backed products.

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