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Réduire l’inflammation allergique

« Ahhh, le parfum frais du printemps!!! »

« Hmm, ce délicieux sandwich au beurre d’arachides et à la confiture!!!  »

Pour la majorité d’entre nous, ces énoncés évoquent la joie, le début de quelque chose d’excitant. Toutefois, pour certains, l’arrivée du printemps, la présence d’un allergène comme les arachides ou d’autres allergènes ne sont pas aussi excitants et se traduisent par un combat contre les démangeaisons, l’urticaire, la congestion nasale et dans certains cas, des réactions anaphylactiques plus graves. Si vous ignorez que vous présentez une sensibilité, vous pourriez vous demander :

« Oups, d’où vient cette urticaire? »

« Ça alors, pourquoi j’ai le nez qui coule et qui pique et pourquoi j’éternue? »

« Oh oh, j’ai de la difficulté à respirer »

La source de nos allergies commence en fait avant notre naissance – une partie est attribuable à notre génétique, mais une grande partie est liée à l’environnement et à l’exposition précoce. L’exposition au microbiome et aux anticorps maternels bénéfiques nous procure une protection essentielle, mais elle nous aide aussi à construire notre système immunitaire, qui pourrait s’avérer utile pour cibler les stimulus appropriés, au lieu de s’en prendre aux stimulus bénins, comme le pollen ou les arachides, entraînant une réaction allergique.

Le terme « allergie » a été inventé par Clemens von Pirquet en 1906 pour mettre en lumière la propension inhabituelle de certaines personnes à développer des signes et symptômes de réactivité, ou des « réactions d’hypersensibilité », en étant exposés à des substances inoffensives dans l’environnement, un phénomène touchant environ 10 à 30 % de la population mondiale. Elles sont considérées comme le problème de santé chronique le plus fréquent dans le monde et elles peuvent varier de légères à graves et dans certains cas, elles peuvent être potentiellement mortelles.  Les allergies peuvent toucher tout le monde, peu importe l’âge, le sexe, la race ou le statut socio-économique.

Les réactions allergiques sont des réactions exagérées, inflammatoires et inappropriées à des stimulus (ou allergènes) habituellement non toxiques qui comprennent le pollen, certains aliments, insectes, squames animales, latex et certains médicaments, pour n’en nommer que quelques-uns. En réponse à un allergène, le corps répond par une production excessive d’un anticorps spécifique, l’immunoglobuline E (IgE) et par l’activation des mastocytes, ce qui déclenche une cascade d’événements moléculaires qui affectent les voies respiratoires (rhinite allergique et asthme), la peau (dermatite) ainsi que des cibles multisystémiques (anaphylaxie). Une exposition constante aux allergènes entraînera une réponse inflammatoire chronique qui continuera d’irriter et d’endommager les tissus affectés. La réaction inflammatoire et allergique chronique peut avoir des effets beaucoup plus graves et causer des dommages à long terme aux tissus et aux organes. Par conséquent, il est important de savoir à quels allergènes une personne est sensible, d’éviter ces allergènes ou de traiter immédiatement toute réaction allergique. Au cours de la dernière décennie, il est apparu clairement que la pathologie des troubles allergiques reflète les conséquences à long terme de l’inflammation allergique chronique, de sorte qu’il sera bénéfique de se concentrer sur la prise en charge des troubles allergiques, de réorienter notre système immunitaire et de calmer la réaction inflammatoire.

La suggestion la plus facile quant à la prise en charge des allergies et des réactions inflammatoires qui en découlent est d’éviter les allergènes. Toutefois, dans le monde réel, cela n’est pas toujours une option réaliste considérant que certains de ces allergènes sont toujours présents dans l’environnement et que du simple fait de leur présence, nous sommes exposés à certains de ces allergènes. Plutôt que d’éviter les allergènes, lorsque cela est impossible, il existe d’autres moyens de prendre en charge les réactions allergiques et inflammatoires, notamment :

  1. Assurer une exposition contrôlée aux allergènes qui ne peut être évitée : dans la mesure du possible, éviter l’exposition aux allergènes. Lorsque cela est impossible, prenez des mesures supplémentaires pour limiter l’exposition. Parlez à vos amis, vos collègues, etc. pour les informer de vos allergies. Cela pourrait contribuer à réduire vos chances d’exposition. Si vous êtes allergique à des éléments environnementaux, il peut être très complexe de limiter l’exposition, toutefois, veillez à apporter votre Épipen ou d’autres traitements antiallergiques d’urgence, dans l’éventualité où vous rencontriez un allergène potentiel.
  2. Faites face au stress et aux stresseurs comme il se doit Tel que mentionné précédemment, il existe suffisamment de données probantes qui donnent à penser que le stress joue un grand rôle dans les réactions allergiques et l’inflammation chronique. Ainsi, le fait d’apprendre à gérer votre stress et de trouver des moyens de diminuer et d’éliminer le stress – p. ex. tenir un journal, faire de l’exercice, se créer des images mentales positives, etc. – peut réduire la fréquence des réactions allergiques.
  3. Modifier votre alimentation et intégrer des suppléments alimentaires/naturels : Des études ont révélé que les régimes alimentaires riches en vitamine C et E peuvent servir à atténuer les déséquilibres immunitaires et à contribuer à la réaction allergique. D’autres vitamines, comme la vitamine D, sont des modulateurs immunitaires essentiels et la supplémentation peut jouer un grand rôle dans la réduction de la réaction inflammatoire secondaire aux allergies. Puisque les réactions inflammatoires sont liées de longue date aux réactions allergiques ainsi qu’à d’autres affections chroniques, le fait d’avoir une alimentation qui contribue à réduire l’inflammation peut être profitable. Les acides gras oméga 3 et le curcuma (alimentaire et sous forme de supplément) sont d’excellents agents anti-inflammatoires. Le palmitoyléthanolamide, une molécule endogène de type cannabinoïde, a également été largement étudié pour son rôle dans la douleur et l’inflammation, ainsi que dans l’immunité et les réactions allergiques. Il s’est avéré qu’il inhibe l’activation des mastocytes. Ce composé est présent dans plusieurs aliments ainsi que sous forme de supplément. Les catéchines du thé vert sont aussi fort connues pour leur soutien dans les maladies inflammatoires. La quercétine, un flavonoïde que l’on retrouve dans plusieurs fruits et sous forme de supplément comme l’urtica dioica (grande ortie) et la perilla frutescens est largement utilisée pour ses propriétés anti-inflammatoires et antihistaminiques. Ces suppléments sont recommandés en prophylaxie et devraient être utilisés avant l’exposition, dans la mesure du possible.
  4. La santé intestinale et le microbiome sont impliqués dans de nombreux problèmes de santé; ils jouent un rôle central dans l’organisme, y compris la modulation de la réponse immunitaire, et sont influencés par de multiples facteurs environnementaux et alimentaires. Cela indique qu’un microbiome intestinal sain peut représenter une cible thérapeutique pour les maladies inflammatoires, comme les allergies. Les aliments probiotiques comme le kéfir et la choucroute, ainsi que les suppléments de bons probiotiques et prébiotiques (fibres, acides gras à chaîne courte comme le butyrate) pour régénérer et nourrir les bonnes bactéries intestinales respectivement, devraient être ajoutés à votre routine quotidienne pour aider à construire un microbiome intestinal sain et à moduler le système immunitaire.
  5. Enfin, communiquez toujours avec votre professionnel de la santé lorsque vous commencez un nouveau médicament ou que vous modifiez votre alimentation. Votre professionnel de la santé peut aussi être en mesure de vous prescrire des agents qui peuvent inhiber l’activation des mastocytes et réduire l’inflammation allergique.

Références :

https://www.healthline.com/health/allergies/statistics#1

https://cellsciencesystems.com/education/research/inflammatory-symptoms-immune-system-and-food-intolerance-one-cause-many-symptoms/

https://www.aaaai.org/conditions-and-treatments/allergies

https://www.hopkinsmedicine.org/health/conditions-and-diseases/allergies-and-the-immune-system

Galli, S. J., Tsai, M., & Piliponsky, A. M. (2008). The development of allergic inflammation. Nature, 454(7203), 445–454. https://doi.org/10.1038/nature07204

Kunikata, T., Yamane, H., Segi, E., Matsuoka, T., Sugimoto, Y., Tanaka, S., … Narumiya, S. (2005). Suppression of allergic inflammation by the prostaglandin E receptor subtype EP3. Nature Immunology, 6(5), 524–531. https://doi.org/10.1038/ni1188

 Ninabahen D. Dave, L. X., Rehm, K. E., & Gailen D. Marshall, J. (2008). Stress and Allergic Diseases. Immunol Allergy Clin North Am., 31(1), 55–68. https://doi.org/10.1016/j.iac.2010.09.009

 Pascal, M., Perez-Gordo, M., Caballero, T., Escribese, M. M., Lopez Longo, M. N., Luengo, O., … Mayorga, C. (2018). Microbiome and allergic diseases. Frontiers in Immunology, 9(JUL). https://doi.org/10.3389/fimmu.2018.01584

Dr. Pamela Ovadje, PhD

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