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Le stress, le cortisol et l’immunité

Dans le contexte actuel imprévisible lié à la pandémie mondiale, aux problèmes de santé et à l’incertitude économique, il est facile de céder aux effets négatifs du stress sur l’organisme. Nous sommes exposés à une plus grande variété de stresseurs chaque jour. Nous pouvons croire qu’un type de stress est meilleur ou pire qu’un autre, mais en réalité, l’organisme interprète et réagit à tous les stress de la même façon : la libération de cortisol. Vous avez peut-être entendu parler du cortisol en tant que « l’hormone du stress. » Lorsque l’organisme subit un stress, le cortex surrénalien libère du cortisol et des catécholamines, lesquels activent le mécanisme de « lutte ou de fuite ». Ce mécanisme nous prépare à l’autodéfense et à la survie et il est destiné à des poussées énergétiques de courte durée et à un fonctionnement accru. Le cortisol entraîne la libération de sucre dans le sang comme source d’énergie pour nous permettre de faire face au stress, transporte le sang des organes vers les muscles périphériques pour les préparer à faire bouger le corps, accroît la tension artérielle en augmentant la sensibilité des vaisseaux à l’adrénaline, diminue la formation des os, agit comme un diurétique en favorisant l’excrétion d’eau et augmente la vigilance. Parmi ces effets, figure la suppression de l’immunité, qui ouvre la porte aux infections et l’inhibition de l’inflammation.

Le stress et la maladie : comprendre le lien

Lorsque nous sommes malades, la fièvre, la congestion nasale, la formation de mucosités et l’enflure des ganglions lymphatiques ne sont pas le résultat de l’infection elle-même, mais plutôt le résultat de la lutte du système immunitaire contre l’infection. Notre système immunitaire réagit à l’infection par un afflux de globules blancs vers la région infectée, et c’est leur activité qui occasionne les symptômes. La réponse inflammatoire à la maladie et aux blessures est également le résultat des tentatives du système immunitaire de guérir les tissus en dirigeant un flot de de plasma (sang), de globules blancs et d’éléments nutritifs vers la région affectée. En présence de stress, le cortisol est libéré et notre organisme est prêt à faire face au stresseur. Lorsque le cortisol revient à ses niveaux de base, la suppression prend fin. Cela explique pourquoi nous avons l’impression d’être malades après une situation stressante, comme après des examens, une période stressante au travail, des événements familiaux, etc. Ce n’est pas que nous soyons tombés malades, mais plutôt que le système immunitaire réagit enfin à l’infection.

Si le stress perdure sur une longue période, une hypercortisolémie peut se produire, consistant en un niveau de cortisol sanguin plus élevé que la normale. Cela fait en sorte que pendant une plus longue période, le maintien des os est diminué, le sommeil n’est pas réparateur, la réparation des tissus est ralentie, et les cellules sont moins sensibles à l’insuline entraînant une hyperglycémie. En fait, la recherche a établi le lien entre le stress et un grand nombre des maladies qui affligent notre société, comme la maladie mentale, le cancer, les maladies auto-immunes comme l’arthrite et la fibromyalgie, la maladie cardiaque et toutes ses composantes y compris l’hypertension artérielle, le diabète, les dyslipidémies, le surpoids, etc. Lors de stress chronique, une affection appelée insuffisance surrénalienne (aussi connue comme la fatigue surrénalienne) peut survenir. Cela se produit lorsque le cortex surrénalien a été surmené par une stimulation chronique et que les glandes surrénales deviennent « épuisées » ou fatiguées et ne peuvent plus produire suffisamment d’hormones pour répondre au stress et fonctionner correctement. Il peut en découler une fatigue chronique, la maladie et de l’inflammation, entre autres choses. Heureusement, avec les soins appropriés, cette affection est réversible.

Voici quelques symptômes courants associés au dysfonctionnement surrénalien. 

Les symptômes distinctifs les plus fréquents comprennent :

  • la fatigue matinale;
  • l’épuisement après l’exercice;
  • les mains et pieds froids;
  • une sensibilité marquée aux changements environnementaux;
  • une hypersensibilité émotionnelle;
  • une lassitude, des problèmes de concentration et de mémoire;
  • une incapacité à faire face aux changements et au stress;
  • une tension artérielle abaissée, une sensation de tête légère et des envies de sel;
  • une hypoglycémie – « faim et irritabilité »;
  • des allergies et sensibilités multiples;
  • une faible immunité, et des infections;
  • une inflammation qui perdure;
  • une diminution de la libido.

L’importance d’une bonne alimentation

Le stress nutritionnel comprend ce que nous mangeons et ce que nous ne mangeons pas. De nos jours, nous mangeons moins d’aliments frais et naturels, et nous consommons plus d’aliments transformés et conservés que jamais auparavant. Nous n’avons pas seulement besoin des calories provenant des aliments comme source d’énergie, nous avons aussi besoin des vitamines, des minéraux et des phytonutriments présents dans les aliments en quantité exacte afin qu’ils puissent agir en synergie pour favoriser la santé. Les aliments enrichis perdent une bonne partie de leur valeur nutritive lors du processus de raffinage et seulement une petite partie est remplacée. La chaleur et les procédés chimiques peuvent retirer ou détruire bon nombre d’éléments nutritifs qui sont naturellement présents dans les aliments. L’organisme utilisera également ses propres réserves d’éléments nutritifs ou nécessitera des niveaux plus élevés que la normale pour son soutien pendant une période de stress ou une infection. Tout cela cause un stress dans tout l’organisme parce qu’il ne reçoit pas ce dont il a besoin pour fonctionner adéquatement. Cela se traduira éventuellement par l’épuisement des processus non primaires de l’organisme, des déséquilibres hormonaux et la maladie.

La vitamine C est un exemple de vitamine touchée par le stress aigu et chronique. Les glandes surrénales[MY1]  produisent des hormones en réaction à des événements stressants.  Elles ont la concentration en vitamine C la plus élevée dans l’organisme. Elle y est utilisée comme cofacteur pour la production d’adrénaline et d’hormones stéroïdes. Lors des périodes de stress et d’infections, la demande de production de ces hormones augmente de sorte que l’organisme a naturellement une demande plus élevée de vitamine C. Les cellules du système immunitaire ont besoin de niveaux de vitamine C beaucoup plus élevés lorsqu’elles réagissent à une infection, ce qui peut rapidement mener à une carence dans d’autres tissus.

D’autres éléments nutritifs et extraits de plantes peuvent être également utiles pour prendre en charge les symptômes liés au stress en plus des suggestions de cet article. Consultez le tableau ci-dessous.

Meilleurs suppléments recommandés pour le stress ET l’immunité

SupplémentCommentaires et résumé des recherches
Glycyrrhiza glabra (réglisse)Il a été démontré qu’elle active les récepteurs des principales hormones surrénales (minéralocorticoïdes et glucocorticoïdes) impliquées dans la mobilisation des réserves d’énergie en réponse au stress. Son composé actif, l’acide glycyrrhizique contribue aussi à conserver ces hormones sous leur forme active et possède également un effet antiviral.
AshwagandhaRéduit le cortisol et la sensation d’anxiété. Plusieurs personnes constatent que cette plante est calmante. Elle peut aussi soutenir la fonction thyroïdienne.
Rhodiole (Rhodiola spp.)Plusieurs études randomisées à double insu et contrôlées par placebo ont appuyé la capacité de la Rhodiola à accroître la capacité de travail physique et mentale de l’organisme en plus de l’amélioration de la productivité en contexte de stress. Elle est très efficace pour aider à atténuer les répercussions psychologiques du stress, même en améliorant l’endurance physique et mentale.
  Théanine  Augmente l’activité ciblée des ondes cérébrales (alpha) et réduit la sensation d’anxiété. Ne crée pas d’accoutumance et agit rapidement en moins de 30 minutes.
  GABA  Neurotransmetteur calmant qui prévient la surstimulation du cerveau et des nerfs. Agit probablement aussi par l’intermédiaire du lien intestin-cerveau pour produire la sensation de calme. 

Stresseurs invisibles

Le phénomène de la radiation électromagnétique n’est pas nouveau, mais la magnitude à laquelle nous y sommes exposés a beaucoup augmenté dernièrement. L’électricité nous entoure dorénavant, et même si nous n’utilisions pas d’appareils électriques, nous serions tout de même exposés aux fréquences radio et satellites ainsi qu’aux champs électriques. Les radiations électromagnétiques non ionisantes constituent la majorité de notre exposition quotidienne, cependant, nous pouvons être également exposés à de petites quantités de radiations ionisantes dans nos vies de tous les jours ainsi

que dans les établissements médicaux. Une étude a révélé que l’exposition de l’organisme aux radiations non ionisantes du téléphone cellulaire sur une période de quatre semaines entraîne une diminution de 12 % des niveaux de cortisol.

Une autre étude a découvert que les niveaux faibles et élevés de radiations non ionisantes provenant des stations de télédiffusion et de radiodiffusion occasionnaient une plus grande sécrétion de cortisol chez les sujets. N’oubliez pas que les hauts niveaux de cortisol, aussi bien que les niveaux plus faibles, peuvent affecter l’immunité de manière négative. Les données relatives aux effets sur la santé des radiations non ionisantes et leurs effets cumulatifs demeurent controversées. Certains experts ne font pas de mise en garde contre les effets néfastes des radiations 5G, l’un des principaux effets négatifs étant un système immunitaire moins réactif. Bien qu’il soit impossible de complètement éviter ce stresseur invisible, certaines précautions sont de mise. Veillez à limiter votre exposition à des sources de radiation, au WiFi et aux signaux cellulaires, surtout dans l’heure précédant le coucher et pendant le sommeil.

En résumé – gérez le stress, demeurez en santé

Bien entendu, nous sommes constamment confrontés à des formes de stress inévitables. Certes, il existe des moyens de réduire le stress. Le moyen le plus efficace de réduire le stress est de retirer ou d’atténuer le stresseur. Si cela n’est pas possible, la meilleure option est d’apprendre à gérer les situations stressantes. Les stratégies cognitives et comportementales, la respiration profonde, la pensée positive, les diverses thérapies, l’hydratation adéquate avec de l’eau fraîche, la consommation d’aliments nutritifs à leur état le plus naturel possible, les suppléments nutritionnels, le sommeil de qualité en quantité suffisante pendant une période optimale, le fait de se détendre plus souvent, de faire des activités plaisantes et de pratiquer la bonne activité physique à la bonne fréquence, sont autant de techniques pour gérer le stress. La gestion du stress, et par conséquent de la libération de cortisol, peuvent demander du temps, de l’argent ou certaines modifications des habitudes de vie, mais qui a dit que les bonnes choses n’avaient pas de prix? Et le prix en vaut les bienfaits!

Références :

Leproult R. et E Van Cauter (2010). « Role of sleep and sleep loss in hormonal release and metabolism. » Endocrine Development, vol. 17, p. 11-21.

Kelly GS. « Nutritional and botanical interventions to assist with the adaptation to stress. » Altern Med Rev. août 1999; vol. 4, no 4, p. 249-65.

Liakakos D, NL Doulas, D Ikkos, et coll. « Inhibitory effect of ascorbic acid (vitamin C) on cortisol secretion following adrenal stimulation in children. » Clin Chim Acta 1975; vol. 65, p. 251-255

O’Keefe MP, S Scholz, PS Campbell. « Vitamin C attenuates the physiological response to stress. » Book of Abstracts, 218e réunion nationale de l’ACS. 1999; vol. 79.

Olsson EM et coll. « A randomised, double-blind, placebo-controlled, parallel-group study of the standardised extract shr-5 of the roots of Rhodiola rosea in the treatment of subjects with stress-related fatigue. » Planta medica 2009; vol. 75, p. 105-12.

Armanini D, I Karbowiak, J Funder. « Affinity of licorice derivatives for mineralocorticoid and glucocorticoid receptors. » Clin Endocrinol 1983; vol. 19, p. 609-612.

Djeridane, Y., Y. Touitou et R. de Seze (2008). « Influence of Electromagnetic Fields Emitted by GSM-900 Cellular Telephones on the Circadian Patterns of Gonadal, Adrenal and Pituitary Hormones in Men. » Radiation Research, vol. 169, p. 337-343.

Israel, M., K Vangelova et P Tschobanoff (2006). « Study of the secretion of melatonin and stress hormones in operators from broadcasting and TV stations exposed to radiofrequency (RF) electromagnetic radiation (EMR). » Bioelectromagnetics, p. 271-280.

Dr. Sarah Zadek, ND

About The Author

Dr. Sarah Zadek is a licensed naturopathic doctor in Ontario with a clinical focus on women’s health, endocrinology and fertility. Sarah graduated from Nipissing University with an honours degree in biology after completing her thesis on genetics, oxidative stress and immune function. Her working background includes 14 years in pharmacy. Sarah is also an author and has written for multiple publications across North America including the NaturalPath, Naturopathic News and Review (NDNR), Naturopathic Currents, and Eco Parent Magazine online. Dr. Sarah Zadek is a naturopathic doctor with Conceive Health, practicing at Lakeridge Fertility in Whitby, and is a technical writer for Advanced Orthomolecular Research (AOR).

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