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Violence domestique et état de stress post-traumatique

Ce week-end marquait la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. J’étais intrigué d’en savoir plus après avoir regardé un message d’intérêt public particulièrement poignant d’une actrice qui a survécu à la violence domestique. Il est difficile d’imaginer comment en 2016 ce problème affecte encore autant d’individus, et pourtant c’est le cas. Il ne faut pas beaucoup d’efforts pour trouver des statistiques fiables concernant la prévalence de ce problème social. Il est rapporté que la moitié de toutes les femmes ont “subi au moins un incident de violence physique ou sexuelle depuis l’âge de 16 ans”. L’ampleur de ce problème nous a obligés à en savoir plus sur qui cela affecte et COMMENT cela les affecte. 

Il est important de noter que la violence conjugale peut arriver à n’importe qui et que l’identification des “facteurs de risqué” ne condamne pas un individu à des relations violentes, tout comme l’absence de facteurs de risque n’exclut pas un individu d’en avoir. Toutes les victimes de violence méritent de l’empathie et, en tant que communauté, nous devons nous assurer qu’elles disposent d’un environnement sûr et favorable. Éviter toute forme de blâme ou d’humiliation de la victime devrait être au premier plan de l’esprit de chaque individu lorsqu’il aborde ce sujet. 

Dans un article de blog précédent, Delrae Fawcett, une psychologue clinicienne de la santé, nous a aidés à comprendre comment se développe le trouble de stress post-traumatique (TSPT), ce qui peut déclencher des épisodes et de nouvelles thérapies. Elle a parlé en grande partie du TSPT associé aux anciens combattants, mais a expliqué que toute expérience traumatisante peut susciter cette réponse inadaptée. Les individus peuvent être “pris au piège des événements vécus pendant le traumatisme” et réagir aux déclencheurs indépendamment de la présence d’une menace. Un certain nombre de facteurs peuvent avoir une incidence sur le développement du SSPT, car il ne se produit pas chez toutes les victimes de violence conjugale, de partenaire intime ou domestique. En fait, on estime que 30% des survivants de violence domestique développeront un TSPT. Par conséquent, l’étude de la façon dont ces facteurs peuvent augmenter ou diminuer le risque de voir les victimes de violence familiale développer un TSPT peut aider à adapter les outils et les thérapies à ces personnes, rendant le traitement et le rétablissement plus efficaces et durables. 

Le style d’attachement d’un individu a été corrélé avec le risque de développer un TSPT après un abus de la part d’un partenaire. Le style d’attachement fait référence à une théorie selon laquelle les enfants développent des modèles internes, des croyances et des attentes concernant les relations et s’ils sont “dignes de soins et d’attention”. Les types d’attachement vont d’anxieux, sûr, ambivalent; à l’évitement, à l’anxiété et à la dépendance. Par exemple, le style d’attachement “sécurisé” rapporte une croyance que la personne est digne d’être aimée et décrit ses relations comme positives et confiantes. L’attachement “anxieux” est décrit par l’insécurité d’une personne dans ses relations amoureuses, ces personnes rapportent souvent elles-mêmes des émotions et des expériences négatives concernant leurs relations. Les chercheurs cliniques ont découvert que la peur de mettre fin à une relation abusive était naturellement exacerbée et entraînait une probabilité accrue de développer un TSPT même après le ou les incidents traumatisants. Cela renforce également ces croyances fondamentales d’attachement anxieux; expliquant peut-être pourquoi les thérapies qui traitent et travaillent à remodeler ces croyances fondamentales, telles que la thérapie cognitivo-comportementale, peuvent apporter un soutien durable aux personnes souffrant de TSPT. 

La culpabilité inadaptée liée au traumatisme (TRG) est un autre exemple d’une réponse qui a été spécifiquement liée au développement du SSPT chez les survivants de violence domestique. Les femmes qui ont été victimes de violence conjugale rapportent souvent un sentiment de culpabilité accablant. Cette culpabilité motive souvent une personne à rester avec son agresseur et peut persister même après qu’elle n’est plus dans la relation abusive. Cette culpabilité peut les conduire à des comportements d’évitement qui les empêchent souvent de traiter pleinement l’expérience traumatique et de commencer le processus de guérison. C’est la raison pour laquelle les personnes qui souffrent de TRG sont sensibles au SSPT. Connaître ces informations peut nous aider à développer et à promouvoir des thérapies pour la population unique de victimes d’abus. La thérapie cognitive des traumatismes (CTT) offre une approche pleine d’espoir pour rationaliser et guérir cette culpabilité, réduisant ainsi les symptômes associés au SSPT.  

Comprendre la psychologie de la façon dont les individus réagissent au traumatisme est précieux, mais le “traitement” commence simplement par l’empathie, la compassion et la gentillesse. Si vous ou quelqu’un que vous connaissez êtes victime de violence domestique, contactez-nous, demandez de l’aide et sachez que vous n’êtes pas seul. 

Les références: 

La violence familiale au Canada: un profil statistique, 2013, tableau 4.2. Disponible à: http://www.statcan.gc.ca/pub/85-002-x/2014001/article/14114/tbl/tbl42-fra.htm  

Carolyn B. Allard, Sonya B. Norman, Steven R. Thorp, Kendall C. Browne et Murray B. Stein 

La réduction à mi-traitement de la culpabilité liée à un traumatisme prédit le SSPT et le fonctionnement après une thérapie de traumatisme cognitif pour les survivants de violence entre partenaires intimes J Interpers Violence 0886260516636068, publié pour la première fois le 10 mars 2016 doi:10.1177/0886260516636068 

Scott, Shelby et Julia C. Babcock. “L’attachement en tant que modérateur entre la violence entre partenaires intimes et les symptômes du SSPT.” Journal de la violence familiale 25.1 (2010): 1-9. PMC. La toile. 29 novembre 2016. 

La Fondation canadienne des femmes. http://www.canadianwomen.org/f… 

About The Author

Dr. NavNirat Nibber, ND is a graduate of the Canadian College of Naturopathic Medicine and a registered Naturopathic Doctor. She is a Co-Owner at Crescent Health Clinic, as well as a Senior Medical Advisor at Advanced Orthomolecular Research.

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